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A propos du Canoë et du Kayak...

Êtes vous pagayeur/pagayeuse marin ou bien coureur/coureuse de rivière ?

La différence

Le canoë-kayak est la dénomination utilisée pour le sport de pleine nature, pratiqué en mer, rivières ou lacs, à l’aide d’un canoë ou d’un kayak. L’association des deux mots, canoë-kayak, peut prêter à confusion.

En fait, il s’agit de deux types d’embarcation qui se ressemblent fortement au premier abord. Cependant, elles différent par la position dans le bateau et par la pagaie utilisée.

Pour le canoë, il s’agit de manoeuvrer le bateau à genoux ou bien assis avec une pagaie simple.

Quant au kayak, on le navigue assis avec une pagaie à pale double. L’usage d’une pagaie simple implique que l’on ne pagaye que d’un côté, ce qui rend la navigation plus difficile.

L’embarcation la plus connue, que l’on peut voir sur l’Ardèche, est un canoë promenade, multi-place, et non ponté, c’est à dire qu’il est composé uniquement d’une coque et non recouvert sur le dessus.

Mais il existe de multiples types de canoë ou de kayak, monoplace ou multi-place, qui varient selon le lieu et le type de pratique (loisir, compétition).

La fédération nationale regroupe également en son sein, les pratiquants de Va’a (pirogues), raft, Hot-dog, ou nage en eau-vive (hydrospeed).

Cette petite explication suffit à entrevoir la richesse et la diversité de ce sport.

C’est ainsi que l’on peut utiliser des kayaks de mer, des bateaux de descente ou de slalom, des kayak polo, des canoë “promenade”, des canoë de course en ligne, ou des kayaks freestyle.

Ne pas confondre...

Attention de ne pas confondre un Kayak ou un Canoë avec une embarcation de type « Sit on Top »! Ce type d’embarcation, dont la traduction littérale de l’anglais signifie « Assis Dessus » est beaucoup plus limitée en terme de navigation et de glisse.

Un kayak sinon rien !

Au sujet du Kayak: quand ils pensent à un kayak, la plupart des kayakistes pensent à un style d’embarcation ponté. Une embarcation avec un pont signifie que le kayakiste est assis à l’intérieur au travers d’un « trou d’homme ». Le kayak de mer est l’embarcation favorite des grandes expéditions et des aventures réussies.

Naviguer en K-mer

La navigation en Kayak de Mer est dite navigation côtière car son intérêt est justement de visiter les côtes, les endroits escarpés et inaccessibles à pied. La pratique du kayak de mer connait un succès grandissant du fait de la possibilité de découvrir le milieu marin tout en pratiquant un sport agréable.

On passe partout !

Son approche rivalise avec toutes les autres embarcations, car en Kayak on peut passer sur des hauts fonds, être à l’aplomb dune falaise, se faufiler dans une grotte ou une faille… Le kayak de mer est l’embarcation idéale pour les randonnées en mer et la pratique sportive. C’est le « bateau école » par excellence; permettant d’évoluer vers de nombreuses autres formes de pratiques de l’activité: slalom,eau vive, course en ligne, surf ski…

Les avantages du kayak de mer…

Un kayak de mer ( ou bien encore k-mer ) est par définition insubmersible, c’est une embarcation pontée et fermée par une jupe.

La conception d’un kayak de mer est issue d’une expérience millénaire et elle est presque inchangée depuis les premiers kayaks des peuples arctiques.

  • C’est l’embarcation à pagaie la mieux adaptée pour s’aventurer en mer. Contrairement aux Sit On Top, ils sont souvent plus longs et plus effilés, ce qui les rend plus facile à pagayer sous toutes formes de mer formée.
  • La  vitesse de croisière d’un k-mer est rapide du fait de sa forme effilée.
  • Il est conçu pour couvrir de longues distances et il permet de naviguer dans une plus grande plage de navigation ( plus forte houle, plus de vent… ).
  • La forme de carène est conçue pour maîtriser la vitesse et le surf dans les vagues.
  • Le contrôle de l’embarcation et de l’équilibre est favorisé par trois points d’appuis: fessier, genoux et pieds. C’est une embarcation conçue pour contrôler les surfs et la gîte.
  • La position, moins haute sur l’eau qu’un Sit On Top, permet d’être moins exposé au vent et à la dégradation des conditions météo ( mer agitée, vagues et ressacs ).
  • Fermé par une jupe, on y reste relativement sec. Le bas du corps est abrité des coups de soleil et des intempéries. 
  • Il est équipé de caissons internes et étanches. Il permet un meilleur stockage des vivres et de l’équipement.
  • Le poids du chargement équilibre l’embarcation, ainsi, il respecte mieux les lois de la stabilité et de la flottabilité.
  • L’ergonomie est mieux respectée. L’assise permet une plus grand amplitude du haut du corps et  elle est plus agréable, que ce soit pour des excursions à la journée et pour des expéditions.

Votre guide et instructeur CKDA

Mickael Di Costanzo

Profession: Moniteur diplômé d’Etat CKDA

Citation:  » Si tu as peur, ne le fais pas ! Si tu le fais, n’aie pas peur ! »

Pays visités: plus d’une trentaine peut être ! Les kayakistes sont globe-trotter, ils sont toujours à voyager vers de nouvelles destinations et à la recherche de nouvelles aventures. Cela m’a conduit en Nouvelle Calédonie pour découvrir un lagon incroyable et un terrain de jeu formidable.

Passionné par: les voyages et les activités de pleine nature. C’est grâce à d’autres instructeurs de disciplines d’eau vive que j’ai découvert une belle passion pour le Canoë et le Kayak. Depuis, j’ai pagayé sur plus de 70 rivières dans 10 pays différents qui ont tous une place spéciale dans mon cœur.  Un grand souvenir est une expédition de 450 km effectuée en Mai 2010 au Spitzberg (80° Nord ) avec deux autres collègues confirmés. Le Spitzberg est, pour le kayakiste, ce que l’Himalaya est pour l’alpiniste…

DOCUMENTATION Règlementation kayak de mer, Les conditions d’encadrement , Cas général dans les CVL et CLSH
RÉGLEMENTATION KAYAK DE MER D240 depuis le 15 avril 2008

Législation pour les kayaks et avirons de mer datant du 15 avril 2008.
Retrouvez ces informations sur le site du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de  l’aménagement du territoire – mer :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Kayaks-et-avirons-de-mer.html

Définition

Embarcations autres que les engins de plage et dont la propulsion est assurée par des pagaies pour les canoës et les kayaks ; par des avirons pour les autres embarcations.

Navigation diurne

Non auto-videurjusqu’à 2 milles d’un abri
Auto-videurjusqu’à 6 milles d’un abri

Abri

« tout lieu ou le navire peut soit accoster soit mouiller en sécurité »

Auto-videur

Navire dont les parties exposées aux intempéries peuvent en permanence évacuer par gravité l’eau accumulée. Sont considérés comme auto-videur les navires dont les ouvertures de pont et les parties exposées sont protégées par un moyen d’obturation empêchant la stagnation de l’eau, telle qu’une jupe,un prélart, ou un capot à condition que ces dispositifs soient efficaces contre les vagues qui viendraient s’y abattre.

Matériel obligatoire≤ 2 milles≤ 6 milles
équipement individuel de flottabilité par personneXX
moyen de repérage lumineuxXX
dispositif de remorquageXX
dispositif d’assèchement fixe ou mobileXautovideur
3 feux rouges à mainsX
miroir de signalisationX
compas magnétiqueX
carte(s) marineX
moyen de signalisation sonore (sifflet)X

Rappel

Ces embarcations doivent être immatriculées auprès des services des affaires maritimes et sont dispensées du port des marques extérieures d’identité. La carte de circulation,délivrée lors de l’immatriculation, doit se trouver à bord.

ARRÊTÉ DU 4 MAI 1995

(Jeunesse et Sports : Sports ; Enseignement, Transports et Tourisme : Ports et Navigation maritimes)

Vu L. no 84-610 du 16-7-1984 mod. ; D. no 73-212 du 21-9-1973 ; D. no 84-810 du 30-8-1984 mod. ; D. no 93-1035 du 31-8-1993 ; D. no 93-1101 du 3-9-1993 ; D.no 94-689 du 5-8-1994 ; A. 23-11-1987 mod. ; A. 12-1-1994 ; A. 13-1-1994.

Garanties de technique et de sécurité dans les établissements organisant la pratique ou l’enseignement de la nage en eau vive, du canoë, du kayak, du raft ainsi que de la navigation à l’aide de toute autre embarcation propulsée à la pagaie.

Article premier. – Relèvent du présent arrêté les établissements visés à l’article 47 de la loi du 16 juillet 1984 susvisée, qui organisent la pratique du canoë, du kayak, du raft, de la nage en eau vive ainsi que la navigation à l’aide de toute autre embarcation propulsée à la pagaie.

TITRE PREMIER : La pratique en eaux intérieures.

CHAPITRE I-1

Canoë, kayak, nage en eau vive

SECTION I-1.1

L’accueil dans l’établissement

Art. 2. – Dans chaque établissement, en un lieu visible de tous, un tableau affiche les règlements en vigueur ainsi qu’une carte du plan d’eau ou de la rivière couramment utilisés mentionnant :

Les zones interdites, dangereuses ou réservées à différents usages ;

Les limites autorisées de la navigation et leur balisage ;

Les caractéristiques des parcours de rivière accessibles, compte tenu des différentes conditions hydrologiques, en référence aux critères de classement annexés au présent arrêté ainsi que la copie de cette annexe.

Est en outre dispensée aux pratiquants une information portant sur les capacités requises, compte tenu des risques que peut présenter l’activité dans laquelle ils s’engagent.

Art. 3. – Les pratiquants majeurs ou leur représentant légal pour les mineurs, attestent de leur aptitude à nager au moins 25 mètres et à s’immerger, ou présentent un certificat d’une autorité qualifiée.

Art. 4. – Les enfants de moins de douze ans sont encadrés ou accompagnés.

SECTION I-1.2

L’organisation des séances encadrées

Art. 5. – L’organisation des activités tient compte des conditions météorologiques et hydrologiques et du niveau des pratiquants et des cadres.

Lorsque les conditions d’isolement l’exigent, le responsable de l’activité détermine avant le départ le parcours qu’il projette ainsi que l’heure probable de retour et communique ces informations à une personne chargée de l’assistance à terre.

Dans le cas où l’évolution des conditions météorologiques ou hydrologiques est susceptible de mettre en péril la sécurité et la santé des pratiquants, le responsable de l’activité ou l’encadrant adapte ou annule le programme.

Art. 6. – Le nombre de pratiquants pour un cadre est déterminé en fonction du niveau des pratiquants, de la compétence de l’encadrement, des conditions du milieu et des caractéristiques de l’activité.

Dans un périmètre abrité et délimité, le nombre maximal de pratiquants peut atteindre seize par cadre.

Ce nombre est réduit dans tous les autres cas.

En rivière, à partir de la classe III, une réduction importante des effectifs et une organisation spécifique visant à faire participer les pratiquants à la sécurité doivent être mises en place.

A l’exclusion de celles qui sont organisées dans les aires aménagées et délimitées, l’effectif d’une séance ne peut en aucun cas dépasser six pratiquants par cadre dans les rivières de classe IV et plus.

Art. 7. – L’encadrement s’effectue à partir ou à proximité d’une embarcation adaptée à l’animation et à la sécurité.

SECTION I-1.3

L’équipement

Art. 8. – Les matériels et les équipements sont conformes à la réglementation en vigueur et bien entretenus.

Art. 9. – L’embarcation est équipée et aménagée pour flotter même pleine d’eau, en soutenant le poids de l’équipage et les charges embarquées.

Le flotteur de nage en eau vive est insubmersible.

Art. 10. – A l’exception des flotteurs de nage en eau vive, des embarcations de course en ligne et des kayaks de polo, l’embarcation est munie à chaque extrémité d’un système de préhension permettant de tirer facilement l’embarcation pleine d’eau.

L’équipement intérieur protège le pratiquant des risques d’enfoncement et de coincement consécutifs à un choc.

La conception de l’embarcation et l’équipement permettent une sortie facile du bateau.

Art. 11. – Les pratiquants sont équipés :

1° D’un gilet de sécurité répondant aux conditions prévues en annexe II ;

2° De chaussures fermées ;

3° D’un casque de protection à partir de la classe III ou si les conditions le rendent nécessaire.

En rivière de classe IV et plus, le casque recouvre l’ensemble de la boîte crânienne ;

4° De vêtements de protection adaptés aux conditions de pratique du moment.

En outre, les pratiquants de nage en eau vive sont toujours revêtus d’une combinaison isothermique.

Lorsque les conditions de pratique le permettent, la personne qui encadre la séance peut rendre ces équipements facultatifs en eau calme.

Dans tous les cas, le gilet doit être disponible à bord.

Les gilets et les casques sont munis du marquage “ CE ”.

Art. 12. – Lorsque l’activité est encadrée, le cadre est équipé comme les pratiquants.

En rivière à partir de la classe III, ou lorsque les conditions hydrologiques l’exigent, il a en permanence à sa disposition une corde de sécurité flottante, un système de remorquage largable et un couteau.

Lorsque les conditions d’isolement l’exigent, il a à sa disposition une trousse de secours.

CHAPITRE I-2

Embarcations gonflables

SECTION I-2.1

L’accueil dans l’établissement

Art. 13. – Les dispositions des articles 2 à 4 s’appliquent.

SECTION I-2.2

L’organisation des séances encadrées

Art. 14. – Les dispositions des articles 5 et 7 s’appliquent.

Art. 15. – Le nombre de pratiquants pour un cadre est déterminé en fonction du niveau des pratiquants, de la compétence de l’encadrement, des conditions du milieu et des caractéristiques de l’activité.

Dans un périmètre abrité et délimité, le nombre maximal de pratiquants peut atteindre seize par cadre.

Ce nombre est réduit dans les autres cas.

En rivière, à partir de la classe III, une réduction importante des effectifs et une organisation spécifique visant à faire participer les pratiquants à la sécurité doivent être mises en place.

A l’exclusion de celles qui sont organisées dans les aires aménagées et délimitées, l’effectif d’une séance organisée avec des embarcations de moins de quatre personnes embarquées ne peut en aucun cas dépasser six pratiquants par cadre dans les rivières de classe IV et plus.

SECTION I-2.3

L’équipement

 Art. 16. – Les matériels et les équipements sont conformes à la réglementation en vigueur et biens entretenus.

Les embarcations gonflables et insubmersibles non motorisées, conduites à l’aviron ou à la pagaie, et notamment les rafts, ne doivent pas accueillir plus de douze personnes.

Art. 17. – Le tissu composant l’embarcation permet à celle-ci, en fonction de l’utilisation pour laquelle elle est prévue, de résister aux chocs.

L’embarcation comporte un nombre suffisant de compartiments afin de flotter, en cas de destruction de l’un d’eux, horizontalement en soutenant le poids de l’équipage et les charges embarquées.

L’embarcation destinée à embarquer plus de trois personnes est équipée de lignes de vie extérieures tendues ainsi que d’un cordage d’amarrage.

L’équipement intérieur ne retient pas les passagers en cas de chavirage.

Art. 18. – Les dispositions de l’article 11 s’appliquent.

Art. 19. – Lorsque l’activité est encadrée, le cadre est équipé comme les pratiquants.

Il a en permanence à sa disposition une corde de sécurité flottante, un système de remorquage largable, un couteau, des mousquetons et une longe de redressement.

Le responsable de l’établissement doit prévoir pour chaque embarcation ou groupe d’embarcations :

Un gonfleur et un kit de réparation, suivant l’accessibilité de la rivière ;

Une pagaie ou un aviron de rechange ;

Une trousse de secours lorsque les conditions d’isolement l’exigent.

TITRE II : La pratique en mer.

 

SECTION II-1

L’accueil dans l’établissement

Art. 20. – Dans chaque établissement, en un lieu visible de tous, un tableau affiche les règlements en vigueur concernant la navigation maritime pratiquée, ainsi qu’une carte de l’espace couramment utilisé mentionnant :

Les zones interdites ou dangereuses ;

Les limites autorisées de navigation et le plan de balisage ;

Les données météorologiques du moment.

Est en outre dispensée aux pratiquants une information portant notamment sur les capacités requises de ces derniers, compte tenu des risques que peut présenter l’activité dans laquelle ils s’engagent.

Art. 21. – Les articles 3 et 4 s’appliquent.

SECTION II-2

L’organisation des séances encadrées

 Art. 22. – L’article 5 s’applique.

Art. 23. – Le nombre de pratiquants pour un cadre est déterminé en fonction du niveau des pratiquants, de la compétence de l’encadrement, des conditions du milieu et des caractéristiques de l’activité.

Dans un périmètre abrité et délimité, le nombre maximal de pratiquants peut atteindre seize par cadre.

Ce nombre est réduit dans tous les autres cas.

De plus, par vent de force supérieure à 3 Beaufort ou par mer agitée, une réduction importante des effectifs et une organisation spécifique visant à faire participer les pratiquants à la sécurité doivent être mises en place.

Art. 24. – Les dispositions de l’article 7 s’appliquent.

SECTION II-3

L’équipement

Art. 25. – Les matériels et les équipements sont conformes à la réglementation en vigueur.

Art. 26. – Pour les embarcations spécifiques au kayak de vague, un système d’attache élastique relie le pagayeur à son embarcation.

Art. 27. – Les pratiquants sont équipés :

1° D’un gilet de sécurité répondant aux conditions prévues en annexe II ;

2° De chaussures fermées ;

3° De vêtements de protection adaptés aux conditions de pratique du moment.

Lorsque les conditions de pratique le permettent, la personne qui encadre la séance peut rendre le port de ces équipements facultatif.

Quelles que soient les circonstances, sauf pour certains engins de plage qui ne le permettent pas, le gilet est disponible à bord.

Art. 28. – Lorsque l’activité est encadrée, le cadre est équipé comme les pratiquants.

Il a en permanence à sa disposition un bout de remorquage et, lorsque les conditions d’isolement l’exigent, une trousse de secours et une pagaie de rechange.

DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Art. 29. – Le présent arrêté entre en vigueur dans un délai de deux mois à compter de sa publication.

Toutefois, l’annexe II relative aux gilets de sécurité entre en vigueur dans un délai de deux ans à compter de la publication de l’arrêté.

Le dernier alinéa de l’article 11 entre en vigueur dans un délai de trois ans à compter de la publication du présent arrêté.

(JO des 12 mai 1995 et 16 juillet 1995 et BO Jeunesse et Sportsno 6 du 30 juin 1995.)

ANNEXE I

LES CLASSES DE RIVIERES

Classement des rivières pour le canoë, le kayak, la nage en eau, le raft.

CLASSE I – FACILE

CLASSE IV – TRES DIFFICILE

(passage non visible d’avance, reconnaissance généralement nécessaire).

Cours régulier, vagues régulières, petits remous.

Grosses vagues continuelles, rouleaux puissants et rapides.

Obstacles simples.

Roches obstruant le courant, chutes plus élevées avec rappels

CLASSE II – MOYENNEMENT DIFFICILE

(passage libre)

CLASSE V – EXTREMEMENT DIFFICILE

(reconnaissance inévitable)

Cours irrégulier, vagues irrégulières, remous moyens, faibles tourbillons et rapides ;

Vagues, tourbillons, rapides à l’extrême.

Obstacles simples dans le courant.

Petits seuils.

Passages étroits, chutes très élevées avec entrées et sorties difficiles.

CLASSE III – DIFFICILE

(passage visible)

CLASSE VI – LIMITE DE NAVIGABILITE

(généralement impossible)

Vagues hautes irrégulières, gros remous, tourbillons et rapides.

Eventuellement navigable selon le niveau des eaux.

Grands risques.

Blocs de roche, petites chutes, obstacles divers dans le courant.

Remarques

Cette classification ne comprend pas les catégories de parcours particuliers suivantes :

– les barrages qui sont facilement franchissables ou très dangereux ;

– les canaux, les petites rivières de plaine, les fleuves navigables à courant lent à rapide mais régulier, qui présentent des obstacles comme des barrages divers, des épis, des bouées, des ponts surbaissés, des enclos de pâturage, des vagues par vent ou par bateaux, des tourbillons derrière les piles de pont ;

– les plans d’eau calme.

ANNEXE II 

FLOTTABILITE MINIMALE REQUISE POUR LES GILETS DE SECURITE EN FONCTION DU SUPPORT D’ACTIVITE, DU POIDS DU PRATIQUANT OU DU CADRE ET DE LA CLASSE DE RIVIERE.

SUPPORT D’ACTIVITE/POIDS DU PORTEUR

– 30 KG

30-40 KG

40-60 KG

+ 60 KG

Canoë, kayak (mer et eaux intérieures), nage en eau vive

Embarcations gonflables jusqu’à la classe II ou dont les passagers ne risquent pas d’être éjectés en cas de retournement .

30 N (*)

40 N

55 N

70 N

Embarcations gonflables à partir de la classe III lorsque les passagers sont susceptibles d’être éjectés en cas de retournement.

60 N

80 N

110 N

140 N

(*) N = newton : mesure la flottabilité inhérente du gilet.

ARRÊTÉ DU 3 JUIN 2004

Décrets, arrêtés, circulaires

TEXTES GÉNÉRAUX

MINISTÈRE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS

ET DE LA VIE ASSOCIATIVE


Arrêté du 3 juin 2004 modifiant l’arrêté du 20 juin 2003 fixant les modalités d’encadrement et ses conditions d’organisation et de pratique de certaines activités physiques dans les centres de vacances et les centres de loisirs sans hébergement


NOR : MJSK0470094A

Le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative,

Vu le code de l’action sociale et des familles, et notamment son article L. 227-5 ;

Vu le décret no 2002-883 du 3 mai 2002 relatif à la protection des mineurs à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels et des loisirs, et notamment ses articles 10 et 13 ;

Vu le décret no 2002-885 du 3 mai 2002 relatif au projet éducatif mentionné à l’article L. 227-4 du code de l’action sociale et des familles ;

Vu l’arrêté du 21 mars 2003 fixant les titres et diplômes permettant d’exercer les fonctions d’animation et de direction en centres de vacances et de loisirs ;

Vu l’arrêté du 20 juin 2003 fixant les modalités d’encadrement et les conditions d’organisation et de pratique de certaines activités physiques dans les centres de vacances et les centres de loisirs sans hébergement,

Arrête :

  • Art. 1er. − Le deuxième alinéa de l’article 1er de l’arrêté du 20 juin 2003 susvisé est complété comme suit : « Ces activités se déroulent conformément au projet éducatif de l’organisme et aux modalités d’organisation prévues. »
  • Art. 2. − Les annexes jointes au présent arrêté remplacent celles de l’arrêté du 20 juin 2003 susvisé relatives au test préalable à la pratique des activités aquatiques et nautiques en centres de vacances et en centres de loisirs, et aux activités d’équitation, de ski, de sports mécaniques et de voile.Les annexes susmentionnées sont complétées par une annexe XXII qui définit les conditions de pratique et d’encadrement des parcours acrobatiques en hauteur.
  • Art. 3. − Dans les annexes de l’arrêté du 20 juin 2003 susvisé relatives aux activités d’escalade, de randonnée, de ski nautique et disciplines associées, de sports de combat, lorsqu’ils sont associés à l’exigence d’une qualification délivrée par une fédération titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi no 84-610 du 16 juillet 1984, les termes : « par des personnes titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animation (BAFA) ou d’un certificat de qualification, d’un titre ou d’un diplôme conformément aux dispositions de l’arrêté du 21 mars 2003 susvisé » sont remplacés par les termes : « par toute personne déclarée comme faisant partie de l’équipe pédagogique de l’accueil ».
  • Art. 4. − Le directeur de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative et le délégué à l’emploi et aux formations sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 3 juin 2004.

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur du cabinet,

J.-F. VILOTTE

Nota. − Les annexes du présent arrêté sont publiées au Bulletin officiel  du ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, qui sera disponible auprès du Centre national de documentation pédagogique, 77568 Lieusaint Cedex.

Annexes de l’arrêté du 3 juin 2004 modifiant l’arrêté du 20 juin 2003 fixant les modalités d’encadrement et les conditions d’organisation et de pratique de certaines activités physiques dans les centres de vacances et les centres de loisirs sans hébergement.


ANNEXE I

TEST PREALABLE A LA PRATIQUE DES ACTIVITES AQUATIQUES ET NAUTIQUES EN CENTRE DE VACANCES ET DE LOISIRS

En centre de vacances ou en centre de loisirs, la pratique des activités de canoë-kayak et disciplines associées, de descente de canyon, de ski nautique et de voile est subordonnée à la production d’une attestation délivrée par :

– soit une personne titulaire du titre de maître nageur sauveteur ou du brevet national de

sécurité aquatique (BNSSA) ;

– soit une personne titulaire du brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) dans l’activité

nautique ou aquatique considérée ;

– soit les autorités de l’éducation nationale dans le cadre scolaire.

Ce document doit attester de la capacité du pratiquant à se déplacer dans l’eau sans présenter de signe de panique sur un parcours de 20 mètres, avec passage sous une ligne d’eau, posée et non tendue.

Le parcours est réalisé dans la partie d’un bassin ou d’un plan d’eau d’une profondeur au moins égale à 1m 80. Le départ est effectué par une chute arrière volontaire, en piscine à partir d’un tapis disposé sur l’eau et en milieu naturel à partir d’un support flottant Le parcours peut être effectué avec une brassière de sécurité sauf pour la descente en canyon.


ANNEXE VI

EQUITATION

Les mineurs pratiquants sont munis d’un casque répondant aux normes en vigueur. Selon l’activité proposée, les conditions d’encadrement et d’organisation et de pratique sont définies comme suit :

I – RANDONNEE EQUESTRE MONTEE OU ATTELEE :

Celle-ci consiste en un déplacement équestre dépassant la journée et entraînant un couchage à l’extérieur du centre.

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE Le nombre de mineurs par encadrant est déterminé en fonction du niveau de qualification de l’encadrement et du niveau de pratique des cavaliers.L’itinéraire est déterminé en fonction du niveau de pratique des cavaliers ainsi que des capacités des chevaux utilisés. Il fait l’objet d’une reconnaissance préalable par l’encadrant.
  • B – ENCADREMENT : La sortie est encadrée par une personne titulaire de l’une des qualifications ou de l’un des diplômes suivants :- brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option activités équestres,– brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option équitation,– brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS), spécialité activités équestres, dans la mention tourisme équestre,– attestation de qualification et d’aptitude (AQA) à l’enseignement du tourisme équestre ou AQA à l’enseignement de l’attelage,– brevet d’aptitude professionnelle aux fonctions d’assistant animateur technicien de la jeunesse et des sports (BAPAAT) support technique randonnée équestre (dans la limite de ses prérogatives),– brevet d’accompagnateur de tourisme équestre délivré par la Fédération française d’équitation, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n°84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives,– brevet de guide de tourisme équestre délivré par cette même fédération sportive.

II – PROMENADE EQUESTRE EN EXTERIEUR :

La promenade équestre ne peut dépasser la journée. Elle s’effectue exclusivement sur sentiers balisés avec des cavaliers ayant acquis des automatismes fondamentaux.

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE L’activité répond aux mêmes conditions d’organisation et de pratique que celles qui sont fixées pour l’activité de randonnée.
  • B – ENCADREMENT : La promenade ne peut être encadrée que par une ou plusieurs personnes titulaires d’une des qualifications ou diplômes demandés pour l’activité de randonnée et dans la limite des prérogatives fixées pour chacun d’eux.

III – APPRENTISSAGE DE L’EQUITATION

L’activité d’apprentissage de l’équitation consiste en la maîtrise des trois allures par l’apprenti cavalier.

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE

La pratique ne peut se dérouler que dans un lieu clos conçu de façon à ne pas constituer une cause d’accident pour les personnes ou les animaux.

Le nombre de mineurs pratiquants par encadrant est fonction du niveau de qualification de l’encadrement et du niveau de pratique des cavaliers, sans pouvoir excéder douze mineurs.

  • B – ENCADREMENT :

La leçon est encadrée par une personne titulaire de l’une des qualifications ou de l’un des diplômes suivants :

– brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option activités équestres,

– brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option équitation,

– brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS), spécialité activités équestres,

– attestation de qualification et d’aptitude (AQA) à l’enseignement de l’équitation sur poney, ou AQA à l’enseignement de la voltige, ou AQA à l’enseignement de l’équitation Western, dans la limite de ses prérogatives,

– brevet d’aptitude professionne lle aux fonctions d’assistant animateur technicien de la jeunesse et des sports (BAPAAT) support technique poney, dans la limite de ses prérogatives,

– diplôme d’animateur poney délivré par la fédération française d’équitation, sous l’autorité d’un titulaire du brevet d’Etat d’éducateur sportif.

IV – ACTIVITES DE DECOUVERTE ET D’APPROCHE DE L’ANIMAL :

Ces activités consistent d’une part à permettre aux mineurs d’approcher l’animal sans appréhension et sans danger et de se familiariser avec les soins à lui donner et, d’autre part, à découvrir la promenade au pas. Elles se déroulent dans un lieu clos.

Leur encadrement et leur animation peuvent être assurés par des titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA), d’un certificat de qualification, d’un titre ou autre diplôme conformément aux dispositions de l’arrêté du 21 mars 2003 susvisé.

Le nombre de mineurs est de huit par animateur.


ANNEXE XI

SKI

I – Conditions d’organisation et de pratique :

Dans le cadre des accueils collectifs de mineurs déclarés en tant que centre de vacances et centre de loisirs (tels que définis à l’article 1er du décret n°2002-883), la pratique du ski et des autres activités de glisse peut être organisée.

Elle doit avoir lieu uniquement sur des pistes balisées quand elle n’est pas encadrée par des personnes titulaires d’un des diplômes professionnels requis pour enseigner le ski.

Les périodes pendant lesquelles peuvent être organisées ces activités sont limitées aux :

– vacances scolaires des mineurs accueillis (vacances des classes visées à l’article L 521-1 du code de l’éducation),

– temps de loisirs extra-scolaires des mineurs accueillis (jours de congés hebdomadaires tels qu’ils sont établis par les autorités académiques au plan départemental ou local).

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux accueils ponctuels (type jardin des neiges), l’apport éducatif propre aux centres de vacances et aux centres de loisirs n’y étant pas assuré.

II – Encadrement :

L’encadrement peut être assuré par toute personne qui est déclarée comme faisant partie de l’équipe pédagogique de l’accueil. Dans ce cas, l’effectif est limité à 12 mineurs par encadrant.

Lorsqu’il est fait appel à un intervenant ne participant qu’à l’accompagnement de certaines activités, celui- ci doit être titulaire d’un des diplômes professionnels requis pour enseigner le ski.

Lorsque l’accueil présente les caractéristiques d’un établissement d’activités physiques et sportives, l’encadrement doit être assuré par des personnes titulaires d’un des diplômes professionnels requis pour enseigner le ski.

III – Suivi des modalités de pratique du ski en centres de vacances et centres de loisirs :

Une commission chargée de suivre les modalités d’application de ce texte est constituée.

Elle est composée de six membres :

– la directrice de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, ou son représentant,

– le délégué à l’emploi et aux formations, ou son représentant,

– deux représentants de la commission technique et pédagogique des centres de vacances et de loisirs (CTPCVL),

– deux représentants du syndicat national des moniteurs du ski français.

Cette commission se réunit au moins une fois par an, et en tant que de besoin. Elle est présidée, selon l’ordre du jour, soit par la directrice de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, soit par le délégué à l’emploi et aux formations.


ANNEXE XIX

VOILE

L’activité se déroule conformément aux dispositions de l’arrêté du 9 février 1998 relatif aux garanties d’encadrement, de technique et de sécurité dans les établissements d’activités physiques et sportives qui dispensent un enseignement de la voile.

I – ORGANISATION DE LA PRATIQUE :

La pratique de l’activité est conditionnée par la réussite à un test préalable dont le contenu et les modalités d’organisation sont définis en annexe I au présent arrêté.

Les activités se déroulent :

1) soit dans une zone de navigation nettement délimitée par des bouées ou repères, et définie par l’organisateur en fonction des conditions géographiques et météorologiques.

La navigation en planche à voile, dériveur et multicoque légers s’effectue exclusivement en zone délimitée.

L’apprentissage et la randonnée en planche à voile ne peuvent s’exercer à plus d’un mille d’un abri. Cette activité se déroule sous la surveillance d’une personne au moins possédant une des qualifications citées ci-dessous par groupe de dix dériveurs légers ou planches à voile. Celui-ci désigne, sur chaque embarcation, un chef de bord chargé d’appliquer ses consignes.

2) soit sous forme de randonnée(s) diurne(s) dont les étapes n’excèdent pas une journée sur l’eau.

La navigation s’effectue sur bateaux collectifs, dériveurs ou multicoques légers ou planches

à voile.

Pour les embarcations équipées en cinquième catégorie, un chef de bord est nommé sur chaque embarcation et doit posséder une des qualifications mentionnées ci-dessous. Ils doivent disposer d’un moyen de communication radiotéléphoniste.

Pour les autres embarcations dont les dériveurs, multi-coques légers ou planches à voile, la navigation se fait en flottille de six au maximum, dans une zone correspondant à leur catégorie de navigation, accompagnée d’un bateau de sécurité, armé en cinquième catégorie et disposant d’un moyen de communication radiotéléphonique.

3) soit sous forme de navigation excédant une journée sur l’eau :

Cette navigation est pratiquée uniquement sur habitable et la zone de navigation doit correspondre à la catégorie de l’embarcation. Un chef de bord est nommé sur chaque embarcation et doit posséder une des qualifications mentionnées ci-dessous, dans la limite des prérogatives propres à chaque qualification.

II – ENCADREMENT DES ACTIVITES :

Activités de voile se déroulant à plus de 2 milles et à moins de 200 milles d’un abri :

l’encadrement est assuré par des personnes titulaires :

– soit du brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option voile,

– soit du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité activités nautiques mention monovalente voile ou mention plurivalente comportant les supports de la mention monovalente voile, selon les prérogatives attachées à chaque support ;

– soit du diplôme de moniteur fédéral «croisière» du 2ème degré délivré par la Fédération française de voile, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n°84- 610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives,

– soit du diplôme de moniteur fédéral «croisière» du 1er degré délivré par cette même fédération sportive lorsque l’activité est exclusivement diurne ;

– soit du diplôme de patron d’embarcation délivré après le 15 octobre 2003 par la Fédération du Scoutisme Français. Le titulaire est subordonné à une navigation en cinquième catégorie exclusivement diurne, dans une zone préalablement déclarée ;

– soit du brevet de patron d’embarcation délivré par les scouts unitaires de France ;

– soit du brevet de chef de quart ou du brevet de chef de flotille délivrés par les Guides et Scouts d’Europe, sous réserve d’un contrôle des directions départementales de la jeunesse et des sports, lors de la déclaration du séjour, entre le niveau de responsabilité confié à chaque titulaire du brevet et les réserves annotées dans le rapport de stage de formation le

concernant ;

– activités de voile se déroulant à moins de deux milles d’un abri : l’encadrement peut être également assuré par des personnes titulaires :

– soit de l’option voile du professorat ou du professorat adjoint d’éducation physique et sportive,

– soit du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialités activités nautiques, mention monovalente voile ou mention plurivalente comportant les supports de la mention monovalente voile, selon les prérogatives attachées à chaque support,

– soit du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateurs (BAFA) de centres de vacances et de loisirs titulaire de la session de qualification voile,

– soit du diplôme de moniteur fédéral de voile délivré par la Fédération française de voile, titulaire de la délégation ci-dessus mentionnée.


ANNEXE XVI

SPORTS MECANIQUES

Les activités se déroulant en centres de vacances ou en centres de loisirs qui font appel à l’utilisation d’engins motorisés à deux, trois ou quatre roues, tels que mini-motos, cyclomoteurs, quads et kart se déroulent selon les modalités suivantes.

I – ACTIVITES DE MOTOCYCLISME AUTRES QUE LE QUAD

I.1. Activités sur des terrains non ouverts à la circulation publique et hors des circuits :

Ces activités visent à la maîtrise d’un engin motorisé et à l’éducation à la sécurité routière sur voies non ouvertes à la circulation publique.

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE :

L’activité se déroule en terrain clos, sur espace délimité comportant des aménagements correspondant aux objectifs de l’activité et des difficultés adaptées aux niveaux des pratiquants.

La cylindrée des engins motorisés utilisés est inférieure à 50 cm3.

Les modalités d’utilisation de ces engins sont déterminées par l’animateur avec les mineurs concernés en fonction de leur âge, du type de pratique et du type d’engin.

  • B – ENCADREMENT :

– QUALIFICATIONS OU DIPLOMES EXIGES :

L’encadrement de cette activité est assuré par des titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA), d’un certificat de qualification, d’un titre ou autre diplôme permettant d’animer en centre de vacances ou de loisirs conformément aux dispositions de l’arrêté du 21 mars 2003 susvisé. A compter du 1er octobre 2004, ces personnes doivent en

outre être titulaires d’un diplôme fédéral délivré par la fédération française de motocyclisme, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n°84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives.

– EFFECTIF :

L’effectif est limité à 10 pilotes simultanément en action par animateur.

I . 2. Activités sur des circuits :

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE

– L’activité est soumise aux règles techniques et de sécurité définies par la Fédération française de motocyclisme, titulaire de la délégation ci-dessus mentionnée.

– Elle se déroule sur des terrains et circuits soumis à homologation préfectorale ou de la fédération française de motocyclisme, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n°84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives.

– Le type de machines utilisées (cylindrée et puissance) est laissé sous la responsabilité de l’encadrant présent, qui devra tenir compte du niveau et de l’âge des pratiquants.

  • B – ENCADREMENT

Elle est encadrée par une ou des personnes titulaires du brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES), option motocyclisme.

I.3. Activités de balade ou randonnée sur voies ouvertes à la circulation publique :

Ces activités consistent en l’utilisation d’un engin moto-risé comme moyen de locomotion à des fins de promenade ou de découverte de l’environnement, dans la limite des terrains autorisés à la circulation des engins à moteurs par la loi n°91-2 du 3 janvier 1991.

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE

Pratiquées sur les voies ouvertes à la circulation publique, elles sont soumises aux dispositions du code de la route. Les pilotes doivent être âgés de 14 ans au moins et être titulaires du brevet de sécurité routière ou d’un permis de conduire correspondant à la cylindrée du motocycle utilisé. La pratique de l’activité est subordonnée :

– à la reconnaissance préalable, par l’équipe d’encadrement, du parcours qui ne doit comporter aucun danger identifié ; le choix des axes de circulation devra tenir compte des difficultés de circulation (fréquentation, trafic, période) ;

– à l’adoption, par les participants, de règles portant sur la circulation du groupe (espace entre les cyclomoteurs, choix des aires de stationnement, modalités de circulation des informations entre les participants, etc.).

L’itinéraire prévu et les modalités de déroulement de l’activité sont, avant le départ, portés à la connaissance du directeur du centre de vacances ou de loisirs. Le groupe dispose de la liste des numéros téléphoniques des services de secours.

  • B – ENCADREMENT

– QUALIFICATIONS OU DIPLOMES EXIGES : l’encadrement de cette activité peut être assuré par des titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA), d’un certificat de qualification, d’un titre ou autre diplôme permettant d’animer en centre de

vacances ou de loisirs conformément aux dispositions de l’arrêté du 21 mars 2003 susvisé, un des encadrants devant être détenteur d’un permis moto.

– EFFECTIF :

L’effectif est limité à 7 pilotes simultanément en action par animateur.

I.4. Cas particulier des activités encadrées par certains fonctionnaires dans l’exercice d’une mission éducative :

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE

L’activité est organisée par ou avec le concours des services de la police nationale ou de la gendarmerie nationale.

– Le type de machines utilisées (cylindrée et puissance) est laissé sous la responsabilité de l’encadrant présent, qui devra tenir compte du niveau et de l’âge des pratiquants.

  • B – ENCADREMENT

– CONDITIONS REQUISES : l’encadrement de cette activité est assuré uniquement par des fonctionnaires de la police nationale ou de la gendarmerie nationale et dans le cadre de leur mission.

– EFFECTIF :

L’effectif est limité à 10 pilotes simultanément en action par animateur sur des terrains non ouverts à la circulation publique et hors des circuits, et à 7 pilotes simultanément en action par animateur pour les activités de balade ou ran-donnée sur voies ouvertes à la circulation publique.

II – QUAD

  • A – CONDITIONS D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE :

L’activité se déroule en terrain clos correspondant aux objectifs de l’activité et comportant des difficultés adaptées aux niveaux des pratiquants.

Les modalités d’utilisation des engins motorisés sont déterminées par l’animateur avec les mineurs concernés en fonction de leur âge, du type de pratique et du type d’engin.

  • B – ENCADREMENT

L’activité est encadrée :

– pour les engins d’une cylindrée inférieure à 60 cm3 : par des titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA), d’un certificat de qualification, d’un titre ou autre diplôme permettant d’animer en centre de vacances ou de loisirs conformément aux dispositions de l’arrêté du 21 mars 2003 susvisé. A compter du 1er octobre 2004, ces personnes doivent en outre être titulaires d’un diplôme fédéral délivré par la fédération française de motocyclisme, titulaire de la délégation mentionnée au I de l’article 17 de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives.

– pour les engins d’une cylindrée minimale de 60 cm3 : par une ou des personnes titulaires du brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES), option motocyclisme.

– EFFECTIF :

L’effectif est limité à 10 pilotes simultanément en action par animateur.

III – KARTING

L’activité est organisée par un établissement d’activités physiques et sportives déclaré, relevant des dispositions de l’article 47 de la loi n°84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives.

L’activité est soumise au respect des normes fixées dans l’arrêté du 16 octobre 1996 relatif au règlement national des circuits de karting, notamment son article 38 selon lequel les karts utilisés pour l’initiation et le loisir ne peuvent avoir une puissance supérieure à 8 chevaux (karts de catégorie B) et ne doivent être utilisés que sur des circuits de catégorie 1 ou 2 à condition de ne pas faire circuler sur la même piste des engins d’une autre catégorie.


ANNEXE XXII

PARCOURS ACROBATIQUES EN HAUTEUR

Les parcours acrobatiques en hauteur sont des installations de loisirs sportifs fixes ou amovibles, utilisant des câbles ou des cordes, permettant au pratiquant de cheminer en hauteur, de façon plus ou moins acrobatique, dans des arbres ou sur des parcours utilisant des supports artificiels.

I – CONDITIONS GENERALES D’ORGANISATION ET DE PRATIQUE :

La pratique de l’activité est conditionnée par :

– la préparation et l’information :

• sur le site : gestion, protection, accès ;

• sur les services de secours locaux (police, gendarmerie, pompiers) ;

• sur la réglementation spécifique.

– l’utilisation de matériel adapté aux ateliers et conforme aux normes en vigueur tant sur les équipements individuels que collectifs.

– la prévision des moyens d’interventions nécessaires en cas d’incident.

La sécurité du pratiquant est assurée :

• soit par un équipement de protection individuel (harnais, longe, connecteurs,…) relié à un dispositif anti-chute (ligne de vie, enrouleur, …) ;

• soit au moyen de protection collective (matelas, filet, balustrade, …) ;

• soit par l’utilisation des techniques d’assurages utilisées en escalade.

Pour tout type de parcours, chaque enfant doit voir l’opérateur et être visible par un opérateur ou encadrant de parcours en permanence.

Le parcours et la réception en dessous du parcours doivent être dégagés de tous obstacles pouvant présenter un danger pour le pratiquant durant son déplacement ou en cas de chute.

Ces ateliers peuvent être mis en place par l’équipe du centre de vacances Le responsable devra toutefois prendre toutes les règles de sécurité en la matière :

• Utiliser des matériels adaptés au parcours et aux utilisateurs ;

• Respecter les règles d’installation, d’utilisation et de gestion du matériel (recommandations fédérales, notices des fabricants…) ;

• Veiller à l’adaptation de l’atelier à la gestion du groupe.

II – CONDITIONS D’ENCADREMENT SELON LES LIEUX DE PRATIQUE :

– Parcours aménagés fixes :

Ces parcours utilisent principalement des câbles, sur lesquels le pratiquant progresse de façon autonome : ce sont des parcours assimilés à un établissement d’activités physiques et sportives qui doivent être déclarés selon la loi N° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée. Ils sont soumis au respect des règles de précaution qui satisfont à l’article L 221-1 du code de la consommation.

Les exigences de construction et d’exploitation sont précisées par les normes expérimentales Afnor XP S 52-902-1 et XP S 52-902-2.

La sécurité du groupe est de la responsabilité du gestionnaire du parc.

L’effectif est défini en fonction de l’âge des mineurs et ne peut excéder douze participants par personne chargée de la surveillance du parcours.

– Parcours ou ateliers amovibles sur corde.

1) Ateliers, parcours ludiques de découverte :

Ces sont des ateliers installés à une hauteur inférieure à 3 mètres.

Encadrement :

• L’encadrement peut être assuré par toute personne qui est déclarée comme faisant partie

de l’équipe pédagogique de l’accueil.

• L’effectif est limité à douze mineurs par encadrant.

2) Ateliers, parcours en hauteur (supérieur à 3 m)

L’activité est encadrée par des personnes titulaires de l’un des diplômes ou qualifications suivants :

– brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) option escalade ou spéléologie ;

– diplôme de guide de haute montagne ou d’aspirant guide du brevet d’état d’alpinisme ;

– diplôme d’accompagnateur en moyenne montagne du brevet d’état d’alpinisme possédant l’attestation de qualification et d’aptitude à l’enseignement et à l’encadrement professionnel de la pratique du canyon ;

– diplôme de moniteur d’Etat d’escalade ;

– diplôme d’initiateur d’escalade accompagné de la qualification escalad’arbres délivrés par la Fédération Française de Montagne et d’Escalade (FFME).

– Brevet d’Etat d’Educateur Sportif, option Activités Physiques pour Tous (BEESAPT) ou du Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et des Sports (BPJEPS), spécialité activités physiques pour tous, assorti de la qualification escalade d’arbre délivré par la Fédération française de Montagne et d’Escalade (FFME)

L’effectif est limité à douze mineurs par encadrant.

Code Ethique

Un code d’éthique constitue un aide-mémoire de bons comportements à adopter. Il résulte d’une réflexion collective afin de promouvoir le respect de l’environnement dans lequel nous évoluons, ce qui en assure la protection et la durabilité tout en incitant d’autres utilisateurs à en faire autant.

• Le kayakiste se préoccupe d’assurer sa propre sécurité. Il doit disposer en tout temps des équipements de base requis et savoir les utiliser convenablement. Bien sûr, il porte son gilet de sécurité en tout temps.

• Toute expédition ou sortie doit être planifiée proportionnellement à son niveau de complexité. Cette préparation inclut un plan de navigation.

• Naviguer seul n’est pas recommandé.

• Respecter ses limites et celles des autres demeure une préoccupation constante.

• Des attitudes de civisme et de courtoisie l’incitent à offrir son aide à toute personne apparemment en difficulté. Il tient compte des règlements en vigueur ainsi que de la propriété privée.

• Un grand souci de l’environnement l’anime. Ses attitudes s’adaptent au milieu physique comme la vie végétale, animale et marine.

◦ Éviter la proximité des animaux (200 mètres) et s’éloigner si ceux-ci manifestent des signes de nervosité.

◦ Limiter le bruit et la vitesse.

◦ Ne jamais camper sur des îles de moins de soixante (60) mètres de diamètre ou sur celles qui abritent des colonies d’oiseaux.

◦ S’éloigner des aires de nidification.

◦ Faire tout lavage (vaisselle, lessive, douche, … ) sur terre ferme avec du savon biodégradable afin de permettre au sol de jouer pleinement son rôle de filtre.

◦ Privilégier l’utilisation d’un réchaud à un feu ouvert. Sinon, tout feu doit être allumé dans la zone intertidale où la marée en fera disparaître les traces.

◦ Rapporter ses déchets et ne laisser aucune trace de son passage.

Et surtout, il fait connaître ce code d’éthique !

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